Sur le Laugavegur – Álftavatn à Emstrur

Trajet emprunté tel que capturé par mon GPS de randonnée

Troisième journée de l’expédition. Aujourd’hui sera une journée de transition au niveau des paysages. Je partirai d’un paysage se déployant autour d’un lac et de volcans pour arriver à un paysage complètement lunaire…

C’est la journée de l’expédition où il y aura le plus de rivières à traverser. Pour commencer, des rivières simples à traverser comme dans les photos qui suivent et une un peu plus corsée un peu plus loin…

Quelques rivières, dont la précédente, s’avèrent trop dangereuses pour laisser les randonneurs les traverser à pied. On retrouve dans ces cas des ponts qui permettent de les traverser.

La prochaine rivière à traverser à pied est la plus difficile. Le courant est quand même fort, elle est plus profonde mais surtout, comme toutes les rivières, elle est très froide, je dirais même glaciale. Sur la photo suivante, on aperçoit une personne qui la traverse à l’endroit où la rivière est la plus étroite. C’est le piège à éviter. Aux endroits les plus étroits, la rivière est plus creuse et le courant plus fort. Il faut plutôt privilégier les endroits où la rivière est plus large. C’est contre-intuitif, mais c’est la bonne façon de les traverser. Dans ce cas-ci, il faut la traverser un peu plus vers la droite.

Malgré le choix d’une bonne trajectoire, l’eau reste quand même très froide. Pour cette rivière en particulier, l’eau monte jusqu’à la cuisse dans sa partie la plus creuse. Le courant est fort, c’est donc une mauvaise idée de tomber. La clip ventrale du sac-à-dos doit être laissée ouverte de même que l’attache au niveau de la poitrine; si on tombe, le sac-à-dos ne nous entraînera pas avec lui. On n’aura plus de place où coucher, ni de bouffe ou de linge de rechange, mais au moins on sera encore en vie.

L’utilisation des bâtons pour sonder le prochain pas à faire s’avère très utile. Mais surtout, il faut prendre son temps même si l’eau est très froide et certaines parties du corps nous le font comprendre et nous incitent à nous dépêcher. En réalité, la nature est bien faite et un équilibre s’établit car d’autres parties du corps moins visibles (et plus sensibles) nous incitent à prendre tout notre temps. Elles n’ont pas du tout le goût de se saucer…

Une fois la rivière traversée, c’est le début véritable du paysage lunaire qui déjà s’annonçait…

Une autre rivière à traverser. Celle-ci avec un pont car le relief est escarpé et le débit d’eau y est important.

Puis c’est l’arrivée à Emstrur après 15 km de marche. Une marche plus facile que les jours précédents, malgré la distance supérieure car le terrain est plus plat et les quelques montées présentes, toutes en douceur.

À mon arrivée à Emstrur, je discute avec le gardien qui me demande quelles seront mes prochaines étapes. Je lui indique que je me rends à Þórsmörk le lendemain. Il m’informe qu’une tempête et prévue le surlendemain et donc que je ne serai pas affecté par celle-ci. J’avais par contre prévu passer une nuit à Þórsmörk et possiblement utiliser le passage vers Skógar pour terminer ma randonnée à cet endroit. Ce trajet, nommé Fimmvörðuháls est long de 30 km et commence par une montée importante pour passer entre les glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull qui recouvrent des volcans. Même si j’étais équipé pour faire ce passage avec des crampons de glace, j’avais des doutes quant à la faisabilité considérant la distance à parcourir, la montée abrupte et le poids de mon sac-à-dos. La tempête prévue s’avérera l’élément qui me fait renoncer officiellement à cette étape. Je retournerai plutôt à Reykjavik dès mon arrivée à Þórsmörk via le même service d’autobus qui m’a amené à Landmannalaugar. Ce soir sera donc ma dernière nuit de camping sur le Laugavegur. Mais surtout le dernier repas de nourriture déshydratée en sachet qui me répugne de plus en plus…

À refaire, je choisirais probablement plutôt de voyager en groupe afin de bénéficier de nourriture préparée par les guides et d’un sac-à-dos à transporter plus léger. Mais je retournerai dans ces paysages qui m’envoûtent, cette première expérience n’est qu’un début…

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