
Voilà, ça y est. Je suis maintenant au bout du monde des pèlerins de Compostelle. Bout du monde (fin de la terre – finistère – fisterra) que j’ai atteint après seulement 28 km de marche.












L’impression que j’ai est d’avoir fait beaucoup plus que 28 km car je me retrouve dans un tout autre monde que celui des derniers mois.
Fisterra est une ville côtière située sur un cap qui autrefois avait la réputation d’être le cap de la mort à cause des nombreuses épaves que la navigation difficile engendrait.
C’est maintenant évidemment une destination pour mettre un point final au pèlerinage vers Santiago. Point final, car dans la symbolique du chemin, c’est là que le pèlerin se défait des derniers éléments de son pèlerinage. Muxia, qui est la dernière étape, représente plutôt le début d’une nouvelle vie, la renaissance.
Les pèlerins festifs profitent de l’occasion pour fêter une dernière fois avec les personnes rencontrées sur le chemin. Certains gites n’ont pas de couvre-feu pour cette raison.
Dans mon cas, je suis allé au phare situé au bout du monde, à l’endroit où la borne kilométrique du Camino Fisterra affiche 0,000 km. Au point de départ à Santiago, elle affichait environ 90 km.



J’ai déjà parlé du rituel à Fisterra; brûler ses vêtements pour symboliser la fin du pèlerinage. Dans mon cas, je vais plutôt aller me défaire de ma barbe de pèlerin et me faire couper les cheveux dans un « peluquerria » (salon de coiffure). J’ai fait du repérage aujourd’hui et trouvé celui où j’irai. En espérant qu’il fait du sans rendez-vous; je ne connais même pas mes heures et mes jours en espagnol, ne me demandez même pas de prendre rendez-vous. Niet. No. Nada.
J’ai aussi un dernier item à préparer dans mon point final. Écrire une lettre d’un père à son fils en guise de réflexion sur ce que le chemin nous a appris.
Le chemin a offert un beau cadeau à fiston (et une belle leçon, en même temps, sur les avantages de la persévérance). Parti de Le-Puy-en-Velay en célibataire, il a fait la rencontre d’une gentille allemande avec qui la magie a opéré.
Pour quelqu’un qui n’a même pas encore son permis de conduire (et encore moins une auto), il nous a surpris en démontrant de façon aussi claire son intérêt pour les allemandes…
Une photo de leur arrivée à la cathédrale de Santiago fait partie des photos en attente pour publication. Ça ne devrait pas tarder, priez le dieu du Wifi pour que je tombe sur un bon lien rapide.
Demain, je passe donc une journée supplémentaire à Fisterra pour terminer ces activités et j’irai probablement voir le fameux (dit-on) coucher de soleil au phare du bout du monde en soirée.


