
Le chemin est maintenant une autoroute de pèlerins. J’ai probablement dépassé dix fois plus de pèlerins dans ma journée que généralement. Ils sont faciles à reconnaître; leur sac à dos est minuscule et leurs jarrets sont soit blancs soit peu développés.
Pour ceux qui réussissent à déjouer ces critères, on les identifie facilement après quelques kilomètres de marche; ils sont déjà arrêtés aux restaurants des premiers villages traversés. Il fallait voir la foule de ces restaurants aujourd’hui. Ils ont dû faire des affaires en or.
Après deux heures de marche, j’avais réussi à laisser derrière la majorité de ceux-ci et retrouver un chemin tranquille. Il y avait bien quelques jeunes un peu insultés de s’être fait dépasser par un monsieur dans la cinquantaine qui ont tentés de suivre le rythme. Je dois avouer que je me suis un peu amusé avec eux. J’ai accéléré le rythme de 5 à 6 km/h et rejoint Portomarin dans un temps record.
Parmi les nouveaux pèlerins, on retrouve beaucoup de groupes scolaires (environ 12 à 15 ans) ainsi qu’un groupe religieux mené par des sœurs et des frères (tuniques blanches et brunes respectivement). J’ai été beaucoup plus respectueux avec ce groupe… 👼









Demain la destination est Palas de Rei à 25 km. Aujourd’hui, j’ai franchi la barre des 100 km à faire à 10h42. Je suis présentement à 92 km de Santiago. Encore quatre étapes et j’y suis.