
Départ de San Nicolas del Real Camino à 7h15 ce matin. On annonçait des orages dans la journée, mais ils sont finalement passés plus tôt que prévu, soit en soirée et dans la nuit. II fait donc beau, le ciel est bleu et la journée s’annonce chaude.


La première ville traversée, Sahagun, sera la plus grosse ville de la journée. Je dois m’y arrêter pour trouver un guichet automatique. Je me rends à un premier endroit, tente de faire un retrait mais le système refuse. J’essaie encore; même message. Je tente alors un retrait avec une autre carte mais j’ai le même résultat.
Décidément, si je ne suis pas capable de faire un retrait, je n’irai pas bien loin avec mes 10 euros en poche (j’ai une réserve indéterminée de monnaie dans mon sac; je ne sais pas combien en euros, mais ça pèse au moins une livre).
Je décide alors de me diriger à une autre banque. Je tente un retrait et ça marche cette fois-ci. Bon, je peux enfin visiter les attraits de cette ville.


Je me rends aux points d’intérêt, certains situés sur le chemin, d’autres à l’écart. Lorsque je quitte le chemin pour visiter un point d’intérêt à l’écart, je passe par de petites ruelles pour couper court et observe au loin une personne âgée qui me regarde aller.
Lorsque je passe près d’elle, elle me demande si je suis un pèlerin qui fait le Camino Santiago. Je lui répond par l’affirmative. Elle m’indique alors la direction à suivre pour retrouver le chemin, croyant que je suis perdu. Après lui avoir dit que je ne parle pas l’espagnol, je lui montre avec des signes que je me promène pour prendre des photos.
Mon langage des signes a beaucoup progressé depuis ma dernière expérience, car le monsieur comprend immédiatement. Il marche avec moi vers la tour que je souhaite photographier et commence à m’expliquer son histoire. Évidemment, je ne comprends rien, mais devant la grande gentillesse de ce monsieur, je hoche la tête durant ses explications. Il me donne alors une petite tape sur l’épaule pour me signifier qu’il s’en va et je le remercie de mon plus bel espagnol; « Gracias, mucho gracias ». On voit que ça lui fait plaisir.

Ce n’est pas la première fois que je suis abordé dans le rue et qu’on me parle pour me donner de l’information. À chaque fois je regrette de ne pouvoir comprendre ce qu’on me dit et de pouvoir exprimer ma gratitude par d’autres mots qu’un simple « gracias ». Dans tous les cas, il s’agit de personnes âgées, des hommes pour la plupart. Cela me rappelle toujours mon grand-père Ti-Georges qui était aussi le genre à parler à des anglophones en visite dans son village dans un français qu’ils ne comprenaient pas.




Demain, une étape courte, 19 km, vers Mansilla de las Mulas. C’est la dernière étape avant d’arriver à Leon.