
Aujourd’hui, l’état du chemin était nettement mieux. Il y avait encore de la boue, mais en quantité gérable. On annonce par contre de grosses précipitations lundi (100% de probabilité d’averse, 50 mm d’accumulations) et les jours suivants. On verra ce que cela donnera.

Les gens d’ici ont une façon poétique de décrire la façon qu’a la boue de nous coller aux pattes. Ils disent que c’est une terre amoureuse. La situation avec les orages qui balaient l’ensemble de la France semble inédite selon ce qu’on entend. Il y a des glissements de boue dans plusieurs régions.
Nous avons traversé aujourd’hui beaucoup de terres pour la culture vignoble. Le trajet était court (17 km) et nous sommes arrivés à Éauze à midi. Comme le gite où nous sommes hébergés est un gite communal géré par l’Office du Tourisme, nous avons dû attendre l’ouverture de ce bureau en après-midi pour nous débarrasser de nos sacs à dos. En France, la plupart des bureaux et commerces ferment à midi et reprennent leur activité vers 14h00.

Dans le square central d’Éauze, on retrouve une grande cathédrale et quelques restaurants. Il n’y a pas véritablement d’autre attrait évident dans cette ville de petite taille. J’ai donc profité du restant de l’après-midi pour faire quelques courses; acheter un nouvel abonnement cellulaire pour les trente prochains jours et faire le marché pour le repas du soir.



Demain notre destination est Nogaro avec environ 20 km de marche. C’est la dernière étape courte avant une suite d’étapes plus costaudes.
Depuis ce matin, nous commençons à scruter l’horizon pour tenter d’apercevoir les Pyrénées. Il est peut-être tôt encore, mais nous avons bien hâte de les apercevoir…