Nous sommes à Muxía depuis 16h00. Marche de 28 km sous une pluie fine en après-midi et des températures fraîches en matinée.
Nous avons traversé un champ d’éoliennes, au sommet d’une montagne, dans une brume qui les rendait invisibles. Mais quels bruits étonnants lorsqu’on passe si près d’elles ! On y ressent toute la puissance du vent.
Nous sommes à la même auberge que lors de ma dernière visite il y a cinq ans. Et même si le dortoir était pas mal rempli, on m’a dirigé vers le même lit qu’il y a cinq ans. Faut croire que ce lit m’est dû…
Nous ne savons pas encore si nous retournerons demain à Santiago ou après-demain. Comme c’est la période de la fête de St-Jacques, nous allons devoir vérifier les disponibilités de lits avant de prendre une décision.
Comme Daphné n’a pas eu l’occasion de visiter tellement Santiago, le fait d’y retourner demain serait un plus. À voir.
Pas beaucoup de photos aujourd’hui à cause de la pluie. D’autres suivront après notre promenade du souper.
Ce soir au souper nous allons fêter la fin officielle de notre pèlerinage. Environ 1000 km sur le chemin, une quantité importante de jus d’orange, d’orangeade et de sangria engloutie.
Sans parler de toutes les variétés de poulet mangé comme repas du pèlerin (« menu pellegrino » à prix modique offert dans les restaurants).
Un pèlerinage où j’étais bien accompagné et que j’ai savouré avec la présence de mes deux enfants…
Mention spéciale à mon sac à dos qui s’est avéré sans faute dans les deux caminos. Et ce malgré que j’aie parfois grandement abusé de ses zippers pour faire tout entrer. Ce sac est littéralement indestructible.
Pour les années à venir, il reste encore la Via Francigena à faire (de l’Angleterre à Rome, 2000 km) ainsi que le chemin des 88 temples bouddhistes de l’île de Shikoku au Japon (1200 km).
Sans parler de l’Islande où j’aimerais bien retourner faire du hiking sur plusieurs jours.
Ce ne sont pas les chemins qui manquent comme on peut le constater. Mes bas de pèlerins et mes « cannes » n’ont qu’à bien se tenir…
Jour 2
Nous avons décidé de suivre le plan initial en restant jusqu’au 25 juillet à Muxía. Toutes les auberges à Santiago étant pleines pour la fête de St-Jacques le 25, la décision s’est jouée à ce niveau.
Demain nous prenons l’autobus pour le retour à Santiago. Comme notre vol vers Paris est tôt le surlendemain, nous passerons une nuit blanche à l’aéroport. Notre avion faisant escale à Barcelone durant quelques heures, nous ne serons à Paris qu’en fin d’après-midi le 26.
Dans le cas de Paul, c’est un retour à Leipzig durant la journée du 26 juillet qui est prévue. Il passera donc la nuit du 25 au 26 à Santiago, son lit étant déjà réservé.
Pour tous c’est donc une transition du mode pèlerin au mode touriste qui se prépare. Un retour vers un mode de vie plus sédentaire où le nomadisme des dernières semaines perd sa place.
Un retour dans le monde des habitudes avec tout ce que cela comporte d’avantages et de désavantages…

























