Étape 3 – San Sebastian

Nous avons quitté Irun en direction de San Sebastian à 8h00.

Le trajet aujourd’hui était en montée dès le début. De bonnes pentes qui demandaient des pauses fréquentes pour ne pas laisser le coeur s’emballer. Après avoir complété cette étape, nous avons appris que la variante du chemin empruntée était le « purgatorio ». Faut croire qu’avec tout ce que nous avons sué, tous nos péchés ont été lavés… 😇

Après deux heures de marche, nous avions une belle vue panoramique sur Irun et ses environs.

Nous sommes ensuite redescendus de la montagne pour joindre la ville de Pasai Donibane qui se situe de l’autre côté de la rive de San Sebastian.

Nous avons profité de l’heure du dîner pour reprendre des forces.

En quittant le restaurant, nous avons remarqué une activité communautaire où des couples de tous les âges dansaient sous un chapiteau. Comme nous voulions manger des fruits, nous sommes arrêtés à un étalage pour en faire l’achat. Le temps de s’asseoir pour manger nos fruits, et une parade s’était formée à partir des gens qui dansaient. Il y avait même une petite fanfare qui ouvrait la parade. Étant assis sur un banc qui jouxtait la scène, le défilé est passé juste à nos pieds.

Constatant que nous étions des pèlerins (probablement au look, en espérant que ce ne soit pas à l’odeur), certains membres de la parade nous souhaitaient un « buen camino » (bon chemin) en passant devant nous. Il y avait même une dame qui semblait amusée par le fait que je mangeais une pêche. Elle a mimé mon geste et je lui ai répondu par un grand sourire.

Il y a beaucoup de gens qui nous arrêtent dans la rue pour discuter (en France) ou nous indiquer le chemin (en Espagne).

Nous nous sommes ensuite rendus à une embarcadère qui permet d’amener les pèlerins de l’autre côté de la rive, soit à San Sebastian. Pour 1,10 euros, une petite embarcation nous amène de l’autre côté. L’endroit où cela se fait est doté d’un charme certain.

À partir de la rive de San Sebastian, nous avions prévu utiliser une variante du chemin qui était moins difficile côté dénivellations car les montées du matin étaient suffisantes. Malheureusement, nous avons rapidement constaté qu’une barrière empêchait l’entrée dans cette variante.

Équipé d’un GPS très performant (Daphné), nous avons décidé de suivre les directions de Google Maps pour nous rendre au centre de la ville.

Arrivé là, nous avons tenté de réserver des places dans des pensions, mais toutes étaient complètes. L’activité observée plus tôt dans la journée fait probablement partie d’une fête qui se déroule aujourd’hui. Il y a beaucoup de monde en ville et tous les sites d’hébergements semblent complets.

Pour voir comment gérer la situation, nous nous sommes rendus au McDo pour disposer d’un accès internet et voir si nous pourrions trouver un hébergement avec des disponibilités pas très loin.

Après une bonne recherche, nous avons constaté que les seules places disponibles étaient dans des hôtels coûteux; 248 euros pour une nuit.

J’ai alors sorti mon espagnol des grands jours (je connais trois mots; si, no, gracias) et fait quelques appels pour trouver une solution. Au premier site appelé (une auberge jeunesse), la responsable m’a informé qu’il n’y avait pas de place. Je lui alors demandé si elle pouvait me donner d’autres références pour des hébergements. Il faut dire ici, que la dame en question avait un français plus que potable qui surpassait de loin mon espagnol. Avec la référence donnée, nous avons pu réserver deux lits dans une autre auberge de jeunesse. Cette fois-ci la transaction s’est faite en anglais (ma deuxième pire langue après l’espagnol).

Comme quoi l’aventure nous colle après dans ce chemin…

Ah oui, j’oubliais de mentionner que le balisage en Espagne est presque parfait. À part une ou deux occasions, le balisage en place indiquait clairement où aller. Bye Bye au jeu français « Où est Jacquie »…

Voici quelques photos des paysages observés.

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