La panse bien remplie de Caldo Gallego (soupe de la Galice), nous avons mis le cap sur Triacastela ce matin.
Derniers à quitter l’auberge car Daphné a dû nettoyer sa trousse inondée de crème solaire. C’est le métier qui entre…
Marche sans histoire entre O Cebreiro et Triacastela. Nous marchions au niveau des nuages pendant la première heure, avant de traverser d’autres montagnes.
La dernière portion du trajet consiste à redescendre à 700m d’altitude depuis 1300m. On a donc droit à des sentiers assez à pics.
Dans le dernier kilomètre nous menant à Triacastela, une corde bloque le chemin. C’est un fermier du coin qui s’apprête à faire descendre ses vaches dans le champ.
On se demandait d’où toutes les bouses du chemin provenaient. Après avoir suivi le troupeau au ralenti pendant 20 minutes, nous savons maintenant. Il semble que les vaches puissent à la fois marcher et satisfaire leurs besoins en même temps. Pour les pèlerins, la ligne droite n’est plus une option. Il faut maintenant savoir naviguer à travers un sentier « miné ».
À Triacastela, c’est la routine habituelle; se rendre à l’auberge des pèlerins pour déposer nos sacs, puis aller manger. Caldo Gallego au menu encore une fois mais également tarta de Santiago. Daphné découvre un nouveau dessert et moi je redécouvre un dessert oublié.
Demain la destination est Sarria. Paul a suggéré à Daphné de passer par une auberge où des choses louches se passent. Comme je n’en sait pas plus sur la nature de ces choses, j’essaie de m’informer.
À suivre…







