Manger une grosse assiette de spaghetti juste avant de monter de 800 mètres dans une montagne n’est sans doute pas l’idée du siècle.
Mais nous avions faim après 4 heures de marche et un déjeuner spartiate. Cela ne nous a pas empêché de monter les 800m, mais nos sacs paraissaient plus lourds.
À 15h30 nous sommes arrivés à destination. Vue vraiment belle du haut de la montagne. Les nuages ne sont qu’à quelques dizaines de mètres plus haut.
Durant la montée nous nous sommes arrêtés à un bar pour que Daphné puisse aller à la toilette. Le proprio a tenté d’expliquer à Daphné que la toilette était pour les clients mais elle lui a dit qu’elle ne parlait pas espagnol. Il l’a donc laissé passer.
Il est cependant venu me voir pour tenter sa chance avec moi. Je pense qu’il ne connaît pas le dicton « tel père, telle fille ».
Je lui ai demandé s’il parlait anglais et m’a dit qu’il le parlait un peu. Je lui ai alors demandé si on devait acheter quelque chose pour utiliser sa toilette. Comme il ne semblait pas trop à l’aise en anglais, il m’a répondu « no problem » avec un air qui disait le contraire.
Comme son bar vit du va-et-vient des pèlerins, je me suis dit que c’est la moindre des choses qu’il offre ce service. Ce n’est pas comme si 3000 pèlerins passaient à chaque heure. J’aurais pu acheter une boisson gazeuse comme je le fais généralement dans ce cas, mais son air renfrogné ne m’invitait pas à le faire. J’ai donc laissé la situation telle quelle. Sin benevolencia, sin clientes, mais avec le pipi quand même 🤫.
Nous sommes maintenant en Galice. L’auberge de pèlerins où nous sommes s’est bien améliorée depuis ma visite il y a cinq ans. Les lits sont maintenant séparés par un panneau. Avant, on avait un voisin à quelques pouces (les lits en rangée étaient collés).
Pour quelqu’un comme moi qui se tourne souvent durant la nuit, avec l’ancienne configuration, je pouvais me réveiller dans le sixième lit à côté au matin.
Reste à voir s’ils ont aussi fait la même amélioration pour les douches. Il y a cinq ans, c’était un mur de douches, sans paroi pour les séparer. Un genre de douche communautaire (avec un local séparé pour les hommes et les femmes évidemment).
Je ne suis pas encore allé voir, mais j’entends déjà des pèlerins chuchoter que les douches c’est une « expérience ». Il semble donc que c’est comme avant.
Demain nous redescendons la montagne vers Triacastela. Avec l’estomac probablement rempli de soupe galicienne (Caldo Gallego) mélangée avec de la sangria. La sangria n’est pas un ingrédient de la soupe, mais c’est un accompagnement que je dirais presqu’obligatoire 😉.
D’autres photos suivront après la visite à l’heure du souper.
















