Hier dans l’auberge de Rabanel del Camino, nous avons eu droit à Mme SacDePlastique. Une dame, avec son mari, passait continuellement son temps à fouiller dans son sac à dos où absolument tout semblait être emballé dans un petit sac en plastique. La variété de sac qui craque le plus lorsqu’on le manipule. Ses manipulations duraient des dizaines de minutes. Pendant que d’autres pèlerins, dans le dortoir où elle se trouvait, tentaient de relaxer ou dormir.
La seule chose qui semblait la distraire était les appels qu’elle recevait sur son cellulaire. Appels qu’elle partageait, bien sûr, en mode main libre et avec le volume suffisamment élevé pour couvrir le bruit de ses petits sacs. Un modèle de discrétion.
Très belle étape en montagne aujourd’hui. Exigeante, à cause de la montée graduelle, mais surtout à cause de la descente, dans un sentier très pierreux, d’une altitude de 1500m vers une altitude finale de 500m à Ponferrada.
Nos chevilles et genoux en ont eu plein les bras… 🤪
À midi, il faisait un gros 12 degrés C à l’altitude de 1500m en montagne. Deux heures plus tard, c’était 27 degrés C à une altitude de 500m. Malgré la différence, le fait de marcher nous gardait au chaud à 12 degrés. À 27 degrés on suait.
Les panoramas durant la journée étaient superbes. Crêtes de montagnes et végétation d’altitude, le tout avec une visibilité exceptionnelle.
À notre arrivée à Ponferrada, nous avons laissé nos sacs à l’auberge puis sommes allés visiter le château. Daphné a bien apprécié.
Au début de la visite, une guide nous explique quelque chose en espagnol. Bien entendu, je n’y comprends rien. Lorsqu’elle a terminé, je me dirige exactement là où elle venait d’expliquer de ne pas aller.
Elle ne regarde alors en souriant et me dit en anglais « je pense que tu ne comprends en espagnol que hola et gracias n’est-ce pas ? ». Je la trouve bonne et doit avouer qu’elle est très perspicace. Elle reprend alors ses explications en anglais. À la fin je la remercie d’un beau gracias. Elle me surveille pour voir si je vais dans la bonne direction cette fois-ci.
Au moment où je tape ces lignes, nous attendons notre repas dans une pizzéria (la même où j’avais mangé il y a cinq ans).




























