Marche de 31 km pour atteindre Ribadesella aujourd’hui. Peu de montées donc marche relativement facile.
À l’arrivée, nous constatons que la seule auberge de pèlerins est complète. La raison est simple; elle sert aussi d’auberge de jeunesse et est située directement sur la plage. À mon avis, il ne doit pas y avoir beaucoup de pèlerins qui l’occupent.
Nous devons donc nous rabattre sur un hôtel encore une fois. Ceux à prix modique sont tous complets, mais nous réussissons à trouver chaussure à nos pieds. Lorsque nous arrivons sur place, le signe complet est déjà affiché. Avons-nous loué la dernière chambre in extremis ? Il semble que oui.
Daphné est de plus en plus impressionnée par son père. Outre ma prononciation parfaite d’un mot espagnol (un seul), elle est épatée par le fait que les hôteliers m’accueillent en connaissant déjà mon prénom avant même que j’aie dit un mot. Aujourd’hui encore, l’hôtelier m’a salué en utilisant mon prénom.
Dans ce temps là j’en profite pour dire à Daphné que son père est connu partout. Ça n’a évidemment rien à voir avec des réservations faites par internet quelques minutes avant de nous présenter à l’hôtel.
La seule fois où le truc n’a pas marché est à Comillas où nous sommes arrivés avant que la réservation ait été traitée. Comme quoi ma renommée ne tient parfois qu’à un fil.
Ribadesella semble donc être une destination touristique populaire.
Nous allons profiter de l’heure du souper pour la visiter un peu. « Un peu » car nous avons déjà marché beaucoup ces derniers jours et nos deux petits chevaux doivent être ménagés.
Cette étape représente aussi la mi-distance parcourue vers Santiago pour ce qui est du trajet en Espagne. Il nous reste 410 km à parcourir avant l’arrivée à Santiago de Compostela. Si on considère aussi la portion française du chemin (de Bayonne à Irun), le mi-parcours a été atteint durant les étapes précédentes.
Mise-à-jour
Nous avons choisi d’aller se chercher un souper à l’épicerie. Au menu, salade césar avec poulet et fromage, liqueurs et des choses pour déjeuner demain.
Comme nous ne sommes pas équipés côté ustensiles, nous avons été faire l’achat de fourchettes dans un magasin style dollorama-nos, afin de pouvoir manger nos salades.
En quittant le magasin, la caissière me dit une salutation que je ne reconnais pas (ce qui en soi n’est pas surprenant). Je lui répète donc ce que j’ai compris au son. Ça sonnait comme « aloha ».
Évidemment, la première chose que Daphné m’a demandé, en riant, était ce que je venais de répondre à la dame. Je lui ai expliqué que je n’en avais aucune idée, mais comme c’était une dame d’origine asiatique elle a dû penser que c’était elle qui manquait de vocabulaire.
Problème résolu ! Une autre façon d’apprendre à nos enfants la débrouillardise et motiver encore plus les immigrants à apprendre la langue du pays. Si ce n’est que pour découvrir que d’autres la parlent beaucoup moins bien… 😉















