Étape 17 – Pesués

Nous sommes aujourd’hui dans une pension à environ 2 km au sud de Pesués, dans un village qui semble s’appeler Prio, soit environ 5 km passés notre étape cible de Serdio.

Comme l’unique auberge pour pèlerins de Serdio est fermée, nous avons choisi cette option.

Je dis « semble s’appeler » car nous n’avons pas vu d’affiche avec le nom du village et aucun nom n’apparaît dans Google Maps pour ce regroupement de maisons. Mais mon téléphone dit que nous sommes à Prio.

Marche sans rien de particulier aujourd’hui, sinon l’approche de San Vicente de la Barquera. Le camino ne fait qu’effleurer cette ville qui semble intéressante.

Durant la marche aujourd’hui, je salue un pèlerin avec le « hola » traditionnel. Je le dépasse et après une vingtaine de secondes, il me dit « Hey! Are you Canadian ? » parce qu’il a vu mon tag de sac à dos qui est un drapeau du Canada.

Je lui réponds que je suis canadien. Il me dit alors qu’il était sûr que j’étais un espagnol car mon « hola » était parfaitement prononcé.

Voyant sans comprendre que ça me fait bien rire, je lui explique que mon espagnol me permet tout juste de survivre; hola, si, no, sangria, cerveza, tinto veranno, pechuga de pollo, lomo, macarones, allubia, helados et zumo de naranja.

Il me demande alors de lui redire « hola » ce que je fais. Il me redit que je le prononce parfaitement.

Comme quoi, après deux caminos, je maîtrise un mot d’espagnol. Il y a donc de l’espoir pour les 19,000 mots qui restent.

Pour garder l’équilibre dans tout ça, une autre anecdote doit être racontée.

Ce matin en faisant des achats au supermarché (fruits et choses à manger durant l’étape), la caissière me demande si je veux un sac en plastique. Au lieu de lui répondre « no », je lui ai répondu « nos » (prononcé nosse) ce qui a bien fait rire Daphné. Comme quoi ça remet les choses en perspective…

Il faut aussi dire que Daphné a bien du plaisir à voir mon air niais quand les gens s’adressent à moi en espagnol. Mais étrangement, pour une raison que j’ignore, elle ne veut jamais passer les commandes au restaurant. Faut croire que c’est parce que c’est plus amusant de me voir commander. Je suis pas mal sûr que si je lui demandais si c’est le cas, elle me répondrait: « exactement ».

Généralement, quand on commence à être pas pire dans une langue, c’est quand on comprend ceux qui nous parlent dans cette langue mais qu’on a encore de la misère à la parler.

Je peux affirmer que dans mon cas c’est tout à fait différent; non seulement je ne comprends pas bien ceux qui me parlent en espagnol, mais j’ai aussi de la misère à le parler. Sauf pour saluer les gens et commander au restaurant (tant que ça reste des aliments de base).

Voici quelques photos prises durant l’étape. Demain, nous visons Llanes comme destination à 28 km.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.