Comme il faisait relativement beau aujourd’hui (ciel couvert, quelques gouttes de pluie en matinée seulement), nous avons décidé à la mi-étape de prendre une chance avec la météo et l’hébergement et de continuer jusqu’à Castro Urdiales sans passer par Santullán (ce qui représentait un détour de quelques kilomètres).
À notre arrivée à Castro Urdiales le ciel est noir et commence à gronder. En marchant vers l’auberge de pèlerins, nous apercevons de l’autre côté de la rue des pèlerins qui marchent en sens inverse avec leurs sacs à dos. Je dis alors à Daphné que ce n’est pas bon signe.
Effectivement, lorsque nous sommes à distance de voix d’eux, ils nous font signe et nous indiquent en anglais que l’auberge ne dispose que d’une place restante.
Je décide alors de me rabattre sur mon plan B et réserve une chambre dans une pension. Une pension c’est un mi-chemin entre un hostel (lits en dortoir) et un hôtel (avec services). Le prix est légèrement plus élevé qu’un albergue (23 euros vs 15 euros) et chaque chambre dispose de deux lits. Évidemment Daphné a choisi celui situé à côté d’un miroir géant…
Même si le ciel était sombre à notre arrivée à Castro Urdiales, la ville est très belle et a un charme particulier. Avec du soleil, ça doit être vraiment beau.
À un endroit dans la ville (voir photos) on retrouve un agora qui donne sur une caverne remplie d’eau de mer. C’est vraiment particulier.
Autre fait intéressant est que généralement lorsque nous arrivons dans une ville il faut d’abord passer d’une vallée à un sommet pour redescendre ensuite vers la nouvelle ville. Dans une journée où nous croisons trois ou quatre villes, cela fait pas mal de « up & down ». Pour Castro Urdiales, ce n’est pas le cas. Il y a bien sûr une montagne la ceinturant. Mais il y a aussi un tunnel piétonnier sur au moins 500 mètres pour traverser cette montagne sans avoir à monter ou descendre.
En fin de parcours, nous avons adoré cette approche et la recommandons vivement aux prochaines villes à venir.
Ce soir notre plan est d’aller acheter des fruits et de s’en faire un festin. Nous allons ensuite visiter la partie ancienne de la ville (la plus belle). Tout cela, bien sûr, en autant que la météo le permette.
Chaque jour comprenant au moins une aventure, celle d’aujourd’hui était le sac d’hydratation qui fuit. Daphné et moi disposons d’un sac rempli d’eau qui est placé dans une section spéciale de notre sac à dos. Avec un tube qui agit comme une grande paille, nous pouvons boire en tout temps.
Lors de l’étape vers Bilbao, mon sac d’hydratation s’était mis à fuire. Durant la marche je sentais de l’eau couler le long de mes jambes. J’avais fait le commentaire à Daphné qu’étrangement mes jambes semblaient suer beaucoup cette journée. Mais comme nous étions en montée c’était crédible. Jusqu’à ce que je m’assoie au sommet sur un banc et remarque que je suis détrempé dans le dos.
Mon premier réflexe a été de penser que c’était impossible de suer autant de la craque de fesse. Ce qui a été confirmé par le fait que le bas de mon sac était très humide, plus que mes bermudas. Signe indéniable que ma craque de fesse n’y était pour rien.
À Bilbao, nous avons donc fait l’achat d’un nouveau sac d’hydratation de 2 litres que j’ai donné à Daphné car elle buvait parfois plus que son sac de 1.5 litres. Au final, j’ai donc remplacé mon sac par celui de Daphné.
Durant l’étape d’hier, rien à signaler pour les sacs d’hydratation. Tout est normal, lorsqu’on veut boire, l’eau coule. Je dirais que c’est pas mal pour cette raison qu’on les utilise.
En fin d’étape aujourd’hui, Daphné remarque qu’elle sue beaucoup des jambes elle aussi. En sortant le nouveau sac d’hydratation acheté il y a deux jours, nous observons qu’il est maintenant percé. Ça fait quand même deux sacs en trois jours.
Heureusement, j’ai du duct tape pour le réparer.
Demain la destination est Hazas, pour une vingtaine de kilomètres. Les prévisions météo annoncent de la pluie encore pour mardi et mercredi. Nous devrions donc retrouver des ciels ensoleillés à partir de jeudi. Ces derniers jours, nos journées commencent à 19 degrés C pour se terminer à 27-28 degrés C. Les après-midi sont donc notablement plus chauds.



























