Le jour du départ est arrivé.
Première constatation en consultant les départs de l’aéroport de Québec; il y a beaucoup de retards aujourd’hui. Notre vol qui était prévu pour 18h00, s’annonce maintenant pour 19h00, puis 22h00 pour finalement revenir à 20h00. Ça nous laisse très peu de temps pour prendre notre vol de connexion à Montréal vers Paris.
Nous décidons donc de nous rendre plus tôt à l’aéroport pour essayer de prendre un autre vol vers Montréal qui part plus tôt (15h00).
Malheureusement, à notre arrivée à l’aéroport, il n’y a aucun agent d’Air Canada aux guichets d’enregistrement. Ce vol semblant déjà complet, c’est peut-être la raison. Il faudra donc attendre jusqu’à 20h et courir ensuite dans l’aéroport de Montréal pour nous rendre à temps. Un agent qui arrive plus tard nous confirme que c’est possible et que douze autres passagers sont dans la même situation. En espérant que le pilote nous laisse quelques minutes de plus ou que le vol ait du retard.
Nous nous rendons au contrôle de sécurité, et apprenons que nos bâtons de randonnée ne sont pas acceptés dans la cabine. Plutôt que les faire voyager dans la soute, nous décidons de les laisser dans un casier de location plutôt que les jeter. Nous achèterons de nouveaux bâtons bas de gamme une fois à Bayonne plutôt qu’avoir à payer pour leur aller et retour ce qui équivaut pratiquement à leur valeur.
Que fait-on à l’aéroport avec de jeunes enfants lorsqu’on doit attendre plusieurs heures ?
Heureusement, l’aéroport de Québec dispose d’une zone « turbulence » qui permet d’occuper les enfants. Ça semble fonctionner même avec les plus grands…





Il est maintenant 17h00, encore trois heures avant le départ…
4 juin – 22h15 – Aéroport de Montréal
Nous venons d’arriver à l’aéroport de Montréal. Notre vol est finalement parti avec plus de 3h de retard ce qui nous a fait manquer la connexion vers Paris. Vol remis au lendemain, chambre d’hôtel payée par Air Canada (Hilton au centre-ville) pour compenser, plus quelques centaines de dollars payés en dédommagement. Ce n’est pas idéal parce que ça complique le trajet en TGV vers Bayonne le 6 juin, mais ça fait partie de l’aventure… 🤪
5 juin – 8h53 – Hôtel Vogue, rue de la Montagne
Aujourd’hui sera la prise 2 de notre voyage vers Bayonne. Après 9h d’attente dans les aéroports hier, nous n’avons fait qu’un saut de puce de 300km.
Comme écho de ma dernière expérience du chemin de Compostelle il y a cinq ans, on annonce une journée de manifestations sociales (liées au changement de l’âge de la retraite) en France le 6 juin, soit le jour de notre arrivée et de nos déplacements vers Bayonne. Pour éviter d’avoir à re-céduler encore une fois le TGV utilisé, après avoir annulé notre réservation du 5 juin, j’ai choisi de voir sur place les disponibilités à notre arrivée. Il semble que depuis la gare de Montparnasse il y ait plus de départs, mais ça nous demanderait d’entrer dans Paris depuis Charles de Gaulle. Il semble aussi y avoir un TGV depuis le terminal 2 qui fonctionne sans réservation. Nous verrons une fois rendu sur place ce qui fait le plus l’affaire. 9 trains sur 10 semblent encore rouler selon la SNCF.
En attendant, j’ai identifié les boutiques de sport à Bayonne où remplacer nos bâtons de randonnée laissés derrière à Québec. Une des boutiques se trouve près du gîte de pèlerins.
Comme hôtel où nous sommes en attendant d’avancer, c’est le grand luxe; 501$ la nuit. Air Canada ne fera pas d’argent avec nos billets si on considère le montant forfaitaire à venir comme dédommagement.
Le seul impact sur notre voyage, c’est l’aspect psychologique. Le choc risque d’être grand entre nos conditions d’hébergement actuelles et les gîtes de pèlerins. En espérant que Daphné ne pense pas que ce premier site soit typique des autres à venir.
Ça sera un peu comme passer d’une limousine à un bicycle à pédales… La chaîne va-t-elle dérailler ? 😁
Comme toute aventure a ses bons côtés, ce retard d’une journée dans le vol vers Paris a permis a Daphné de rencontrer une bonne amie à l’aéroport. Celle-ci partait presque en même temps, et à quelques portes de différence, pour la Grèce. Pas besoin de dire, que les deux comparses en ont profité pour jaser un peu au grand plaisir de Daphné.
6 juin – 9h40 – Paris, aéroport Charles de Gaulle
Nous sommes arrivés à Paris à 7h30 ce matin. Après les douanes, nous nous sommes rendus aux Grandes Lignes (la partie du terminal 2 de l’aéroport d’où partent les TGV) pour acheter un titre de transport vers Bayonne.
À cause de la journée de grève de la SNCF ou à cause de l’affluence (ou les deux), se rendre à Bayonne est plus compliqué; trois trains différents à emprunter dont deux TGV (de CDG à Massy, puis de Massy à Dax) et un TER pour le dernier bout vers Bayonne (Dax à Bayonne). Nous y serons vers 18h30.
Le plan est d’aller réserver des places au gîte de pèlerins en arrivant, puis faire l’achat de nos cartes SIM et de nos bâtons de randonnée le lendemain.
La journée sera longue car le sommeil dans l’avion s’est avéré, sans surprise, impossible. Pour le moment, on regarde les Français déambuler dans l’aéroport en baillant aux corneilles…

6 juin 15h26 – En TGV à 300 km/h
Nous sommes en route vers Dax, dans le deuxième train de trois prévus pour le trajet final vers Bayonne.
6 juin – En soirée – À Bayonne
Après trois jours d’attente dans les aéroports et gares, nous sommes finalement arrivés à Bayonne en soirée. Nous nous sommes dirigés vers notre premier gîte officiel du chemin, celui sur la rue Gosse.
Pour le lendemain, nous prévoyons une visite de Bayonne et en profiterons pour faire l’achat de bâtons de randonnée et de cartes SIM.
Mais ce qui nous attire le plus en ce moment est une bonne nuit de sommeil… 🛌

