Activités à Reykjavik

Entre chaque activité qui m’amène à prendre la route, j’ai intercalé des journées plus relaxes pour visiter Reykjavik et ses attraits.

Je marche généralement de long en large pour voir le plus de coins possibles, ce qui m’amène à marcher une vingtaine de kilomètres par jour. J’ai aussi découvert un moyen de transport intéressant, largement répandu à Reykjavik; la trottinette électrique. Caractéristiques; vitesse limite de 25 km/h. Coût d’utilisation; environ 1.33 dollars canadiens par période de 15 minutes. Il y en a presque partout. Pour en utiliser une, il suffit de la prendre sur le bord de la route, scanner le code à barre qui l’identifie (milieu du guidon) dans une application dédiée à cet effet (hopp), se créer un compte et y inclure une méthode de paiement (carte de crédit) et hop (sans jeu de mot), le tour est joué. Pour démarrer, on pèse sur l’accélérateur avec le pouce et on donne un élan en même temps.

J’ai dû faire un bon 2-3 heures de hopp au total durant mon séjour. C’est simple à utiliser, ça ne pollue pas et c’est amusant. On peut même placer son cellulaire sur la base prévue à cet effet et voir avec Google Maps où on est rendu. Le cellulaire se recharge pendant ce temps.

Quand je n’étais pas sur un hopp, j’étais en train de visiter un endroit. Parmi les endroits visités, la librairie où j’ai fait quelques achats de livres islandais, et où j’ai également pris quelques breuvages sur une belle terrasse ensoleillée.

Qui va en Islande doit essayer les pylsur vendus un peu partout. C’est quoi un pylsur ? C’est un hot-dog à l’Islandaise. Même pain et saucisse qu’en Amérique, mais avec un crumbling fait avec un espèce de bacon (ou de lard) déposé dans le fond du hot-dog, et avec une saucisse recouverte d’une sauce moutarde-miel (je pense, parce que ça goûte sucré). C’est bon, et on en vend partout (même les postes d’essence N1). Près du port de Reykjavik, il y a un vendeur itinérant (genre petite cantine) qui prétend fabriquer le meilleur pylsur de toute l’Islande. J’y ai goûté, c’était bon, mais n’étant pas un expert avec seulement deux pylsurs d’expérience, je n’ai pas véritablement d’opinion autre que les deux goûtaient la même chose.

Mon autre expérience culinaire en Islande c’est chez Domino’s Pizza. Restaurant typiquement américain on s’entend. J’entre là un soir, et j’essaie de commander une pizza. Il n’y a pas de menu visible, les écrans de télévision qui servent généralement de menu affichent une promotion sans dire ce qu’il y a d’autre. Je demande donc le menu à la personne derrière le comptoir des commandes. Je fais mon choix et au moment de livrer la pizza, que je mange sur place, on me donne la boîte.

Je m’installe donc pour manger et constate que je n’ai pas d’ustensiles. Je me lève et indique à la personne aux commandes que je souhaiterais avoir des ustensiles en plastique. Elle me regarde d’un air méfiant, puis se rend demander au gérant s’ils ont des ustensiles. Le gérant se déplace vers moi et je sens dans son regard que pour lui je viens d’une autre planète. Il m’indique qu’ils n’ont pas d’ustensiles. N’oublions pas qu’on est dans un restaurant. Ce n’est pas comme si je lui avais demandé s’ils ont aussi des bobettes.

Je me rassois donc et décide de manger chaque pointe de pizza avec mes mains comme le font mes enfants. Enfants d’ailleurs qui ont bien du plaisir à rire de leur père et à me narguer lorsque je leur raconte l’histoire. Apparemment que ce serait la bonne technique pour manger une pizza. Mais en y repensant, ce que j’aurais dû faire c’est de prendre toute la pizza au complet dans mes mains et la manger, bouchée par bouchée, en la tournant légèrement entre chaque bouchée. Jusqu’à ce que j’arrive au centre et que je prenne la dernière bouchée. Là je pense que j’aurais vraiment joué correctement mon rôle d’extra-terrestre devant le gérant et son employée. Mais bon, des fois je pense juste à ce genre de choses quand il est trop tard…

Dernière mention culinaire avant de passer à autre chose. Le coût de la vie est très élevé en Islande. Pour manger un club sandwich avec une bière, j’ai dû débourser 31$ + 17$ soit près de 50$ dans un restaurant tout ce qu’il y a de plus normal. J’avais aussi pris une entrée qui coûtait 25$ (du « cured lamb » soit de l’agneau tartare mariné dans une sauce à base de bleuets; très bon comme dernier repas avant d’être à sec d’argent).

À Reykjavik même, j’ai visité le musée Perlan qui met en valeur l’Islande et ses ressources. On y parle des aspects géologiques de l’île, de son climat, des animaux qu’on y retrouve, et on présente un film sur les éruptions récentes (dont celle de 2010). Visite intéressante, avec bel espace café au sommet de l’immeuble pour relaxer encore plus.

Voici quelques photos de cette visite.

J’ai aussi fait le visite d’un jardin botanique (plutôt ordinaire, il faut le dire) et de l’espace autour du port. Reykjavik est une belle ville, quand même assez étendue. J’ai surtout visité la partie la plus ancienne de la ville car c’est là que se trouvaient les hôtels où je logeais. Et oui, comme dans le cas de la nourriture, les hôtels sont très chers. Finalement, à la grande surprise de mes enfants, je ne me suis pas rendu au Costco situé un peu plus en périphérie.

Un dernier mot

J’ai adoré mon voyage en Islande, et en particulier l’expérience inattendue de résonance vécue durant mon expédition sur le Laugavegur. J’aimerais bien y retourner pour faire une expédition de 12 jours dans les highlands à partir de Landmannalaugar. J’ai trouvé une compagnie qui offre ce forfait et les guides sont des mordus de ce genre d’expédition. Cette variante emprunte un trajet plus privé, ce qui permet d’entrer en contact encore plus directement avec la nature et sur une plus longue durée. Le coût est raisonnable au final considérant qu’on n’a pas d’hôtel à payer. C’est une expérience de groupe que j’aimerais bien essayer. Pas de bouffe ni de tente à traîner dans le sac-à-dos, donc un sac qui peut être de taille réduite (comparativement au 60L que j’avais). Bref, en avoir moins sur les épaules pour pouvoir en avoir plus dans les yeux.

La photo qui suit illustre bien les souvenirs que je ramène de l’Islande. Une belle histoire, un beau chapitre de la vie qui s’ouvre sur la nature avec ce qu’elle a à la fois de plus sauvage et de plus inspirant…

André, été 2022.

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