Étape 36 – Destination mystère

Nous sommes arrivés à notre destination mystère. Quelle est-elle ?

Nous sommes au Zimbabwe, en Afrique, invités par des membres de la tribu Doma rencontrés sur le Camino del Norte.

Bon OK, ce n’est pas là que nous sommes vraiment… 😉

Nous avons plutôt choisi de visiter la ville de Porto au Portugal. Elle ne se trouve qu’à 220 km de Santiago, soit à quatre heures d’autobus (avec les arrêts). C’est un peu comme faire Québec-Montréal.

Ce matin, nous nous sommes donc rendus à la gare intermodale située à une vingtaine de minutes de marche de l’ancien monastère (où nous étions depuis notre arrivée à Santiago) pour prendre l’autobus vers Porto.

Quatre heures plus tard, l’autobus Alsa nous laissait à l’aéroport de Porto d’où nous avons pris le métro pour nous rendre dans le centre historique de la ville où se situe notre hôtel.

Fait amusant, une jeune française nous a abordé à l’aéroport pour nous offrir un billet de métro qui lui restait. Elle terminait son séjour à Porto et préparait son retour en France. Daphné a donc pu compter sur un billet de métro gratuit.

L’hôtel où nous logeons est très particulier. C’est un nouveau concept où chaque chambre (de bonne dimension) est minimaliste en terme de décorations (bois nu, pas de fenêtre extérieure, aucun meuble sauf les lits). C’est très bien coté par les clients (9 sur 10) et le prix est très raisonnable. Il faut jouer le jeu de la différence (et du minimalisme) pour apprécier. Les auberges du chemin nous ont bien préparés à ce niveau.

Dès notre arrivée, nous sommes allés marcher dans la ville et avons visité la cathédrale de Porto.

Demain, la veille de notre départ, nous ferons une visite plus organisée en ciblant les endroits à visiter, dont une librairie avec un look unique.

Porto est une grande et belle ville.

Pourquoi avoir fait ce choix ?

D’abord parce qu’avec le grand progrès fait dans la maîtrise de notre espagnol, nous avons commencé à nous ennuyer des situations où les gens nous parlaient sans que nous les comprenions ou inversement.

Avec Porto, nous nous retrouvons encore une fois dans la situation où nous ne comprenons pas ceux qui s’adressent à nous. Mes derniers cours sur la langue portugaise remontant à très longtemps, je retrouve ainsi mon air niais dans les restaurants.

Pour Daphné, c’est un plaisir renouvelé de me voir interagir avec les personnes. D’ailleurs ce midi, elle a eu bien du plaisir à m’entendre dire « gracias » aux serveurs du restaurant. Pas besoin de dire qu’elle s’est fait un plaisir de me faire savoir que je parlais encore en espagnol.

Comme quoi les automatismes s’installent rapidement.

Je dois donc apprendre à dire obrigado au lieu de gracias et sim pour oui. Bom dia pour bon matin et boa tarde pour bon après-midi. Le hola semble encore marcher.

Durant le lunch après notre arrivée, Daphné a d’ailleurs dégusté sa première coupe de porto, au prix de 3 euros. Elle semble avoir apprécié. Après son expertise de la Smirnoff et de la sangria, on pourra sans doute ajouter le porto.

Nous revenons à Santiago mardi pour entamer les dernières étapes du chemin dès mercredi. D’abord trois étapes vers Fisterra et ensuite l’étape finale vers Muxia. Ce détour à Porto représente donc une petite pause côté chemin.

Voici quelques photos prises aujourd’hui. D’autres s’ajouteront durant le séjour.

Jour 2

Au menu aujourd’hui; d’abord goûter aux fameuses tartelettes portugaises du Docteur Arruda (celles qu’il aimait cuisiner durant la pandémie pour se remonter le moral).

Ces tartelettes, des pastei da nata se retrouvent presque partout à Porto. Après un ou deux coins de rue nous nous sommes arrêtés à une pâtisserie pour déjeuner. Pastei de nata format géant, chocolatines et jus d’orange.

Le verdict: les tartelettes portugaises sont très bonnes et très nourrissantes. En manger beaucoup remonte certainement le moral et aussi le nombre indiqué sur un pèse-personne.

Deuxième mission: aller marcher sur le bord de la Douro (la rivière qui sépare Porto de sa ville voisine, Gaia). C’est un coin très photogénique.

Troisième mission: aller visiter la librairie Lello. Cette librairie est aussi très photogénique, avec un décor à la Harry Potter.

La librairie est aussi très courue. Il faut réserver d’avance une heure de visite (ce que nous avions fait hier) et lorsqu’on se présente, attendre dans la file d’attente qui correspond à l’heure choisie.

Il en coûte cinq euros par personne pour la visite. Si on achète un livre, ce montant est déduit de la facture.

Il y a énormément de gens dans la librairie en même temps. Au point où on se pile littéralement sur les pieds. La librairie en elle-même n’en est pas vraiment une. La sélection de livres est très limitée.

Conclusion: beau coup d’oeil, mais trop de monde en même temps pour en profiter. On a juste hâte de sortir de là.

J’en ai quand même profité pour faire l’achat de mon livre fétiche en version portugaise. Achat que je répéterai à Santiago en version espagnole. Et que je ferai suivre de la version allemande durant notre séjour à Leipzig.

Comme dernière mission aujourd’hui, nous avons réservé deux places pour la visite d’une cave d’un producteur de Porto et une dégustation.

Visite très intéressante (et en français). Nous avons pu déguster un porto rosé (le préféré de Daphné), un porto vintage 2020 (celui que j’ai préféré) et un porto de 10 ans.

Fait intéressant, les vignes sont cultivées dans la vallée de la Douro quelques centaines de kilomètres plus loin car cela requiert un climat très sec.

Pour la mise en baril, cela se fait à Gaia (sur la rive opposée de Porto) car le vieillissement du porto demande un climat humide. Cette humidité provient de l’océan Atlantique.

Le fait que Porto soit un port important facilite la distribution. Le porto a d’ailleurs grandement contribué à l’essor de la ville du même nom lors de la guerre de cent ans entre la France et l’Angleterre.

L’Angleterre n’ayant plus accès aux vins français, elle a fait la découverte de cette variété de vin portugais en cherchant des alternatives.

En fin de journée, constatant que tous les restaurants choisis pour manger étaient fermés jusqu’à 19h30, nous avons choisi un restaurant peu connu pour manger.

C’est un restaurant appellé McDonald qui offre des hamburgers à plusieurs étages; ils n’offrent pas de porto dans les breuvages, mais ont un mélange appellé Coca-Cola qui est presque de la même couleur.

Après une journée à marcher en plein soleil, je dirais que c’est aussi bon que le porto dégusté plus tôt. Et pour le même prix, on peut en avoir une quantité considérable.

Demain c’est le retour à Santiago. Métro à prendre jusqu’à l’aéroport de Porto où l’autobus vers Santiago nous cueillera. Arrivée en fin d’après-midi à Santiago. Nous logerons au même monastère que précédemment.

Visite éclair mais très appréciée de Porto.

Retour à Santiago

Retour à Santiago sans histoire. Nous sommes revenus en fin d’après-midi et en avons profité pour visiter Santiago.

Quelques nouvelles photos ont été ajoutées.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.