
Coup de chance aujourd’hui. La météo annoncée ne s’est pas matérialisée. Au lieu de la pluie prévue, notre départ de St-Jean-Pied-de-Port s’est fait sous le soleil. À 7h30 nous étions en route pour ce qui est reconnu comme la plus exigeante étape du chemin.
J’ai beaucoup de respect pour les pèlerins qui commencent leur chemin avec cette étape. C’est une étape difficile par sa longueur (27 km) mais surtout par le dénivelé qu’on doit franchir; plus de 1200 m à gagner en altitude.
Le début est la section la plus difficile; on monte rapidement à 800 m d’altitude (le point de départ est à 200 m). Le reste de la montée se fait ensuite de façon graduelle sur plusieurs kilomètres. Le point de vue tout le long est assez spectaculaire. Étant donné l’altitude où nous nous rendons, il vient un point où les nuages sont plus bas que nous.













L’arrivée à Roncevalles est toute en descente. Nous passons d’une altitude de 1450 m à moins de 900 m sur les derniers kilomètres. Ce ne sont plus les mollets qui travaillent mais les genoux.


L’abbaye de Roncevalles qui nous héberge compte plus de 250 places pour les pèlerins. Le dortoir est réparti sur plusieurs étages et les lits sont en blocs de 4. L’aménagement est bien pensé.
Depuis St-Jean-Pied-de-Port, on constate que les pèlerins proviennent maintenant d’un peu partout dans le monde. La langue française qui était comprise partout sur la via Podiensis n’est plus la langue de base; c’est maintenant l’anglais.
Demain notre destination est Zubiri. Une étape d’une vingtaine de kilomètres qui nous permettra de nous adapter aux façons de faire sur le Camino Francès. Il faudra par contre continuer de porter nos chandails à manches longues car la température prévue sera sous les 15 degrés C. Nous avons connu la même chose aujourd’hui. Ça fait un peu étrange de devoir mettre son manteau pour aller souper au restaurant, en juin en Espagne…